mai 10

– Stéphane Van Vinkenroye – poésies –

Dans le matin calme…..

Dans le matin calme, nous regardions le ciel
Nous attendions.
 
Nous attendions d’être bien nés
Nous attendions une jeunesse heureuse
Nous attendions d’être aimés
 
Nous attendions des rêves bleus
Nous attendions la paix, la vraie paix
De la colombe à la branche de laurier
Nous attendions vingt ans, le miracle
la marche vers la vie, l’espoir, l’amour
 
Nous attendions des enfants rieurs
Nous attendions leurs premières paroles
Nous attendions beaucoup, beaucoup d’amis
Nous attendions la fin des maladies,
la fin du chômage, la reprise de l’industrie.
 
Nous attendions du travail qui méritait salaire.
Nous attendions la sécurité matérielle.
Nous attendions de la terre, plein de fruits.
De bonnes cultures, des villes propres,
Des gens heureux…
 
Nous attendions du ciel, le soleil, la lune,
Les nuages, les oiseaux, les avions,
les conseils de nos aînés.
 
Nous attendions tout cela,
Conscience et corps
 
Mais hélas, le temps semble bien dérangé.
La vie est une accumulation de pensées, d’actions,
de sourires, de joies, de peines.
Marcher, grandir et se coucher pour toujours
Laisser une bonne empreinte de notre passage.
 
Aimer et être aimés.

Le pont du 8ème jour

À l’arrêt, j’attends.
Je songe, que vais-je faire.
Statique, patient, j’attends.
Calmement, je me vide, je ne bouge, stoïque,
Confiant, immobile,
Dans ma vieille automobile.
Au pont de Laeken,
Plus la peine,
Il faut du temps pour les feux,
Mais je suis heureux
Sur le pont, mon passé est derrière.
C’est calme dehors.
Lumière d’or,
Au bout du p’tit tunnel,
L’église de Laeken
Entourées d’âmes bien nées,
Étoilées, couronnées, pierres levées.
Au cimetière ouvert aux prières
De simple mortel aux plus grands
Sur terre du passé, il est temps
De refaire en pensées nos actions.
Bientôt nouvelle révolution
Pour repartir à zéro et s’améliorer.
Mais ce jour, ai canal de Willebroek,
C’est le vide, le deuil, la sortie de route.
Tranquillement sur le pont de la vie,
Je vois arriver tous mes amis
Qui avaient quitté cette vie.
C’est l’illumination de la réincarnation.
Mon cœur au carrefour s’est de nouveau mis à battre.
 
Les feux sont verts, je peux passer.

Bruxelles …. Ma ville

Ville étrange, surprenante,
Maltraitée, souillée.
 
Ville qui change, mourante.
Sans sécurité, cabossée.
 
Trams, bus, sans beauté,
Architecture… qu’en penser ?
 
Trottoirs… déglingués,
Murs… imprimés.
 
Fontaines… Ô pitié
Taxes à payer
 
Poubelles très variées.
Habitants mitigés.
 
Parking à trouver
Arbres à sauver
 
Crèche… pas assez
Enfance à éduquer

Bruxelles… Ma ville… Je pleure.

Bruxelles… Ma ville
 
Qu’il est bon de partager
Ton ambiance, tes monuments, tes musées,
Ville qui est l’exemple de la convivialité.
 
Qui vis dans la paix et la tranquillité,
Qui es propre, arborée, sécurisée,
Qui vis comme Paris, le jour et la nuit,
En tram, bus, métro, vélo, taxi.
 
Ville où les artistes, poètes sont aimés,
Où toute la production artistique est aidée,
Où les places du « Vismet » et « Sainte-Catherine »
Vivent pour le ventre, la joie, la rime,
Où il y a des bals, des fanfares, des mimes,
Partie de Bruxelles où les gens s’agglutinent,
Pour savourer la vie, boire, chanter, danser, bruxeller,
Comme il se doit… Bruxellois, amène-toi.
 
En ville basse, en ville haute, partage ta joie.
Ville de jeunes, ville de vieux,
Mais qui s’entendent mieux.
Où chaque quartier, c’est l’Europe,
Bruxelles est devenue tip-top,
Par le cœur, la qualité et la volonté.
 
Voilà ce que j’aurais aimé.