octobre 27

– Patrick Devaux – Poésies –


écrire …

écrire
ton nom
 
jusque
sur
mes panneaux
solaires
 
peut-être
pour
que
l’errance
de
passage
 
sache
en
magnifier
le souffle

la pause …

la pause
 
les livres
se surprennent
à
ne pas être lus
 
trop
de
langage
peut-être
 
avec
 
le silence
de
la nuit
 
pour
marque-pages

L’étoile

il suffit
parfois
 
d’une étoile
de
mer
 
pour
révéler
 
une galaxie

aile de nuit

nuit
bleue
d’encre
 
à
ramasser
les mots
 
jusqu’au tranquille
sommeil
 
d’une plume
tombée
par
mégarde
d’une aile
qui
s’endort
 
à haute voix
 
étoile
filante
 
tel
 
un dernier miracle
à
portée
de
mains
 
mais
non
 
ce n’est pas
une comète
 
ce n’est
que
fuite
 
de
quelques mots courts
pensés
 
à
haute voix
 
dans
la nuit