novembre 5

– Martine Rouhart – Poésies –


Les jours clairs

La simplicité
de l’aube
qui se contente
de lumière
frémit
pour un oiseau
 
Les jours clairs
je vais et viens
du jardin des oiseaux
au jardin des mots
si tu savais
comme le temps
passe vite
de poème en poème
 
J’ai une heure d’avance
sur le soleil
je serai la première
à sentir battre
le cœur des arbres
sous ma paume

Deux ou trois feuilles…..

Deux ou trois feuilles
 
dans l’air mouillé
flâneuses
lumineuses
 
si seules

La joie…..

La joie
d’entendre
le rossignol
revenu de son absence
une absence
que nous n’avions
pas vue