Martine Rouhart

Biographie

Adresse : 41, drève de l’Ermite, 1640 Rhode-Saint-Genèse, Belgique
Tél : 0032 0494 547196
Email : martine.rouhart@skynet.be

Née à Mons en 1954, Martine Rouhart a mené une carrière de juriste. Romancière et poète, elle a publié plus d’une quinzaine d’ouvrages et contribue régulièrement à des revues littéraires belges et françaises. Aimant faire dialoguer les différentes formes d’art, elle collabore aussi à des œuvres d’artistes.

Elle est Présidente de l’Association des Ecrivains belges de langue française (AEB) depuis 2024.

Elle est aussi membre du CA de l’AREAW, membre du Fond des Lettres et membre du jury du prix du Parlement fwb.


Extrait de la bibliographie


La solitude des étoiles, roman, éd. Murmure des Soirs, 2017
Miroirs à marée basse, poésie, Le Coudrier, 2019
Crimes et sentiments, nouvelle, polar collectif, Audace, 2019
On s’attardera dans la lenteur, poèmes Les chants de Jane, 2019 (Grenier Jane Tony)
Loin des routes agitées, poèmes et illustrations, Le Coudrier, 2020
Les Fantômes de Théodore, roman, Murmure des Soirs, 2020
Du côté des librairies, recueil collectif, Murmure des soirs, 2020
Saisir l’Instant, poèmes, photos Jackie Fourmiès, JL Giard éditions, 2020
Dans le refuge de la lumière, poèmes, Bleu d’Encre, 2020
Les ailes battantes, récit, Meo, 12/2021
Mouvances de plumes, poèmes, Le Coudrier, 2022
Il faut peu de mots, poèmes, Ed du Cygne, 2022
L’inconnu dans le jardin, prose poétique, Bleu d’Encre, 2023
Des chemins pleins de départ, poèmes, Toi Edition-Arpenter les mots, 2024
Anthologie Les poètes pour la Paix, l’Arbre à paroles, 2024
Guetter les embellies, poèmes, Le Coudrier, 2024
La nuit ne dort jamais, poèmes, Ed du Cygne, 2025
Anthologie des poètes de France, de Belgique et de Suisse, traduction en persan Trois cultures Une langue (SaïdehSadat Seyed Kaboli), 2025
En ce lieu clos, poèmes, Toi Edition-Arpenter les mots, 2025

Prix obtenus

-Primée au prix de poésie Pierre Nothomb 2014
-Prix Emile Poumon 2014 décerné par l’AREAW
-Finaliste du prix 2021 Sabam for culture de « l’auteur littéraire »
-Lauréate aux Poésicales 2022 (poème mis en musique/concert novembre 2022 à Virton)
-Lauréate Belgique concours intl de poésie de Turin 2024/-Prix d’Honneur concours international de poésie de Turin 2025
-Finaliste Prix des Trouvères 2025 (prix d’édition en France des éditions Henri/La Rumeur libre)
-Finaliste Grand Prix de Poésie 2025 Académie des lettres


Poésies

J’ai une heure d’avance
sur le soleil
je serai la première
à caresser
le cœur des arbres
à bouleverser
la lumière
entre deux averses

Martine Rouhart

Les matins
se ressemblent
c’est au creux
de nous
toujours en chemin
que quelque chose
change

Martine Rouhart

On a tous
un secret
cousu sous la peau
une vie ailleurs
entre ailes
et replis

Martine Rouhart

En attendant
que chauffent
l’herbe la poussière
les fruits mûrs
les roses et le laurier
je prends ces chemins
de pénombre
qui me vont si bien

Martine Rouhart

Oiseau
tu m’es proche
comme une joie
toujours possible
infime soleil
toujours à ma portée

Martine Rouhart

A ce qui nous touche
nous blesse nous dépasse
A ce qui nous tient
éveillés dans le noir
A ce qui nous porte
nous relie aux étoiles
A tout ce qui vibre en nous
 
*

Martine Rouhart

J’ai pris un crayon
du papier
et j’ai sauté
dans l’infini
le parfum des mots
peut me faire
tourner la tête

Martine Rouhart

Il pleut
de cette eau
tranquille
traversée d’oiseaux
qui noie
les chagrins

Martine Rouhart

J’écris comme je peins
avec du bleu du jaune
quelques tons de gris
des élans des retenues
et quelques songes
j’écris comme je peins
en y laissant
beaucoup de moi

Martine Rouhart

Un jour
je ferai ce voyage
je partirai
avec mes valises
pleines d’oiseaux
dialoguer
avec les nuages
cueillir
quelques vertiges

Martine Rouhart

Les oiseaux
et les mots
 
mes inséparables
au premier pas
du jour
 
et je ne sais
toujours pas
voler

Martine Rouhart, octobre 2021

J’irai dans la pénombre
ajourée caresseuse
de l’arbre au fond du jardin.
Le vent dans les feuillages
comme le murmure d’un ruisseau
au-dessus de ma tête,
pendant qu’il courra de branche en branche
je resterai tranquille
dans l’abri de mon livre.
L’arbre me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité,
je lui lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé.
A la tombée du soir
nous nous tairons,
un oiseau nocturne
commencera à pleurer,
une paix immense me gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil

Martine Rouhart, septembre 2021

Elle prend son envol
chute lentement
se pose sur l’herbe nue
 
me porte en douceur
un pas plus loin
 
la première feuille jaune
du cerisier

*

Martine Rouhart (août 2021)

Être ailleurs
dans la paresse
d’un jour aquarelle
Seul
le tremblement
des ailes

Martine Rouhart, juin 2021

Laisse tomber
au fond de ton cœur
les petites pierres
de regret
enferme-les
à jamais
dans tes mots

Martine Rouhart, mai 2021

Tu dors
dans mes rêves
je dors
dans les tiens
en dormant
on s’écoute respirer
bruissant
de soie
de toi de moi
de je ne sais quoi
de joie

Martine Rouhart (avril 2021)

Écrire la nuit
des images
brûlantes
de solitude
écrire la nuit
pour faire
miroiter
les mots
sous la lune

Chaque matin
un poème se déplie
tombé
des hauteurs
d’un ciel
bleu de nuit
chaque soir
l’oiseau
replie ses ailes
le livre
de mes poèmes
se referme

Martine Rouhart
février 2021

Le poème
 
refuge improvisé
de nos matins
battus de pluie
 
cabane
au bord de l’eau
qui éloigne la tristesse
 
surtout
ne perds pas
la clé
en chemin

Martine Rouhart
Janvier 2021

Que mes mots
ne ferment jamais
leurs ailes
et ne s’endorment pas
Je leur donne déjà
mes jours
faudrait-t-il
que je leur laisse
mes nuits

Martine Rouhart

Tu ouvres les yeux
tu pousses la porte
de ton monde
et tu attends sur le seuil
tu attends
une poussière de soleil
un geste du vent
pour te mettre en chemin

Martine Rouhart
novembre 2020

Pardonne-moi
pour toutes ces fois
où je suis en face de toi
quand tu me cherches
et ne me trouves pas
 
devenue nuage
sans le vouloir
sans y penser
 
comme si tout à coup
j’oubliais d’être là

Parfois il pleut
dans mes poèmes
 
une ondée passagère
traversée d’oiseaux
 
Et souvent
après l’orage
 
il pleut
des gouttes de lumière

La simplicité
de l’aube
qui se contente
de lumière
frémit
pour un oiseau
 
Les jours clairs
je vais et viens
du jardin des oiseaux
au jardin des mots
si tu savais
comme le temps
passe vite
de poème en poème
 
J’ai une heure d’avance
sur le soleil
je serai la première
à sentir battre
le cœur des arbres
sous ma paume

 

Deux ou trois feuilles
 
dans l’air mouillé
flâneuses
lumineuses
 
si seules

La joie
d’entendre
le rossignol
revenu de son absence
une absence
que nous n’avions
pas vue