décembre 5

– Marianne Leitao – poésies –

La fourmi

Suivant sa lignée
Sans jamais se tromper
 
Courageuse « je suis »
Et travailleuse à ce qu’on dit
 
A vos yeux, si petite
Mais de la besogne, je m’acquitte
 
Rien ne m’arrête
Aller au-delà des cimes et des crêtes
 
Aucune pyramide n’a plus de secret
J’atteindrais toujours son sommet
 
Sous le poids de la vie
Je n’ai jamais fléchi
 
Le monde à ma portée
Par sa boussole, je me laisse guider
 
Ni le chant de la cigale
N’a d’égal et n’est comparable
 
Bien que ma vie soit éphémère
J’ai bâti mon univers

L’automne

L’automne aux portes de l’été
Commence à baisser ses rideaux
Face aux reflets latents de tant de Iuminosité
Les yeux restent encore mi-clos…
 
L’automne aux portes de l’été
Par celui-ci ne soyons pas aveuglés
Mais gardons un soupçon de la beauté
De ce que furent ces belles journées …
 
L’automne aux portes de l’été
Semble vouloir tout balayer sur son chemin
Pour laisser place à demain
et, tout en douceur nous y amener …
 
L’automne aux portes de l’été
Au ton mi-figue soit mi-raisin tantôt
Nous ouvre la porte sur ce renouveau
Pour la refermer sur ce qui a été…
 
L’automne aux portes d’un été
À l’horizon, déja son auréole se profilant
Profitons encore un peu de la clarté
Et du souffle d’un été s’achevant

Ton absence.

Je t’aime, tu m’aimes, on s’aimera toute la vie
Il devait en être ainsi
Mais tu es parti …
 
Mon cœur touché de plein fouet
Cherche encore sa seule raison d’exister
Ton Amour …
 
Dans les songes, tu apparais
Quant au petit jour, rien n’est effacé
Je ne vois plus que la béance laissée …
 
J’ai juré de t’aimer toujours
De rester dans ton souvenir
Même si la souffrance se fait ressentir…
 
Mais tu n’as pas voulu
Que je porte le poids
De ton absence …
 
A Cœur perdu,
J’affronte la vie aujourd’hui
À tes côtés, mais si loin de toi…
 
Peut -être que j’avance
Mais le plus difficile à comprendre
C’est de « vivre » avec un Coeur
qui ne bat plus pour personne….

Mon ami le Dauphin

Je viens te voir aujourd’hui
Et te raconter une histoire
Que les grands n’ont pas compris…
 
Car tu es le seul qui puisse me comprendre
Et ma peine l’entendre
 
J’aimerais que l’amour règne toujours ici
Dans l’harmonie
 
Que les rêves puissent devenir réalité
Pour tout réaliser
 
Que l’eau soit si bleue
Si pure que s’y refléteraient nos yeux
 
Dans l’azur de cet océan
S’y baigner
 
Que tous les chemins soient bordés de fleurs
Qui embaument le cœur
 
Dont les couleurs seraient aussi belles
Que celles de l’arc-en-ciel
 
Qu’à perte de vue s’écoule toute cette beauté
Qu’aucune ombre ne viendrait entraver
 
Vivre dans un monde de paix
Où chacun puisse être écouté
 
Que chaque jour soit le paradis
 
J’aimerais…
 
5 avril 2017

Le mur des Lamentations

En cette fin décembre 2011
À l’aube de Noël
Sous un soleil plombant
Bethléem rappelle
 
Jonchés sur un grand mur
Mais trop petit pour tous les maux du monde
S’y accrochent toutes les blessures
Et les plaies lui incombent
 
Des mots par milliers
D’un trop-plein que le cœur ne peut contenir
Que rien n’a jamais pu effacer
Ni le souffle du vent à grande peine les retenir
 
Une souffrance qui abonde
Sous des pleurs qui l’inondent
Tant d’espérance
S’écoule sur le mur du silence
 
Tant de peine
Que le cœur enchaîne
Tant d’aléas
Que la vie imprégnera
 
Des cris gravés
Que seul le temps pourra estomper
Des larmes versées que le soleil séchera
Tant de lamentations que le vent emportera…

Bruxelles…

Bruxelles,
 
Un petit point dans l’Univers
Mais que révèle toute sa lumière
De ses mille couleurs
S’ajoute celle de son Cœur…
 
Résonne le mystère de ses anciens pavés
encore imprégnés de son lourd passé
Sous le pas des badauds qui les parcourent
et lui font la cour chaque jour…
 
Derrière son fard,
Teinté de gris ou de bleu, elle masque sa peine
qu’elle dissimule à grand peine
mais où se cache le plus beau des regards…
 
Bruxelles,
 
Son élégance est à la hauteur de son parfum
Tantôt épicé, tantôt sucré, celui-ci nous retient
Nous emporte sur son chemin
Et nous fait valoir ses moindres recoins…
 
C’est entre une brune ou une blonde
Dont le choix abonde
Qu’on refait le monde chaque seconde
Pour ne pas se perdre dans ses contours à la ronde
 
Bruxelles,
dans son écrin
Se reflète un beau joyau
Où perle toute sa beauté
On t’aime…

Si demain, j’étais Roi

Si demain, j’étais Roi
tu serais ma Reine…
 
Je te couvrirais de joyaux
De parures, aux bijoux les plus beaux
 
Dans mon carrosse, je t’emmènerai
Sur un pas de danse, à Vienne
 
Voir ces merveilleux endroits
Rien que toi et moi
 
Découvrir les palais des mille et une nuits
Où, les rêves les plus subtiles sont permis
 
Aux jardins si somptueux
Que s’y perdraient tes yeux
 
Dans cette miriade de couleurs
Se fondraient nos Coeurs
 
Pour toi, ma souverraine
Je bâtirais un château
Où, tu seras ma Reine
 
Et, je ferais de chaque jour
un Havre d’Amour
où, je serais ton Roi…

Le Gentleman Séducteur

Celui qui sait parler « aux Coeurs »
Pointillé, à l’encre de la douceur
 
Son charme est envoûteur
Et bouleverse toutes les ardeurs
 
Il est si attachant
Que se fondent tous les penchants
 
Son élégance est sans faux semblant
Pour ne pas y succomber un instant
 
Ses mots touchants
Renversent tous les tourments
 
Qu’il est difficile de ne pas lui résister
Un moment, les oublier
 
Comme un « Maître » il peint — voir le mot exact (Maître)
Son chef d’oeuvre, entre les mains
 
Sur la toile de fond
Les contours à merveille s’ajustant
 
Il dessine « un Coeur »
Dont il est le seul à raviver les couleurs…

Gente Dame

Comme il me plairait, à vos côtés (côtés)
Plus longtemps, y rester
Mais déjà le devoir m’appelle
 
Gente Dame,
Laissez-moi vous embrasser
Une dernière fois
Eu égard aux regards
 
Gente Dame
Que vous êtes belle
Vos yeux me ravissent le coeur
Ne pleurez pas
 
Gente Dame
Je voudrais me rapprocher
Vous serrer dans mes bras
Ne reculez pas
 
Gente Dame
Vos lèvres sont parfumées
Empreintes de douceur
Plus rien n’existe autour de nous.
 
Gente Dame
J’aimerais retenir cet instant
Pour le vivre intensément
Mon Coeur bat pour vous.
 
Gente Dame
Vos doigts glissent entre les miens
Que votre pudeur délicatement retient
N’ayez pas peur
 
Chez vos parents, demain,
Je reviendrais
A votre père, votre main,
Je demanderais…
 
Je vous aime Gente Dame…

Bruxelles, on t’aime…

Touchée en plein Coeur d’un si petit pays,
Généreuse tu as été,
Ville rebelle tu es devenue,
Tu as donné ton Coeur, et la foudre l’a repris.
 
Meurtrie dans ton âme, —(âme)
Tu panses difficilement tes blessures aujourd’hui…
 
Sous le fard, masquant une réalité latente,
elle dissimule sa peine.
 
Derrière son calme apparent,
Ses cris sont profonds,
et ne s’entendent pas.
 
Bruxelles, relève-toi…
Ne baisse pas les bras !…
Tes enfants t’aiment..

J’ai trouvé un endroit

J’ai trouvé un endroit

Un petit écrin de bonheur reflétant la joie

Sans jeu ni loi…


 
Les mots peuvent circuler

Sans crainte de se bousculer

Sans faux-semblants, s’exprimer

 
J’ai trouvé un endroit 

Qui inspire la tranquillité 

Pour les pensées s’y balader


 
Tout est clair et si beau

La lumière perle dans ce joyau

Et rien ne semble y être de trop


 
J’ai trouvé un endroit 

Où s’échappe le spleen

Quand la Paix et la Liberté règnent


 
Au son de ces accords harmonieux 

Teintés de rêves merveilleux 

Ceux qui rendent heureux 


 
Un endroit sans gain ni appât

Où se confondent les valeurs

Pour y gagner les Cœurs


 
J’ai trouvé un endroit

Pour toi et moi

Où l’Amour y est Roi…