octobre 31

– JACQUES GOYENS –

Jacques Goyens est né en 1939. Après ses Humanités gréco-latines, il effectua une licence en Philosophie et Lettres à l’Université Catholique de Louvain. Ensuite il entama une carrière d’enseignant de français et d’histoire dans une école secondaire bruxelloise. A quarante ans, il obtint le Certificat d’italien à l’Université Libre de Bruxelles.
Il fut toujours tenté par le démon de l’écriture, mais ce n’est qu’à l’aube de la retraite qu’il se décida à mettre au net les brouillons qui s’entassaient dans ses tiroirs (poèmes, nouvelles, ébauches de romans). En 1999, il publia son premier roman « Les enfants de Munich ». Ce récit est à la fois un roman d’apprentissage et le reflet de toute une génération qui a grandi dans le contexte particulier de l’après-guerre.
En décembre 2000, comme pour fêter la fin du millénaire, il publie « Harmoniques », recueil de quarante-quatre poèmes d’inspiration diverse. Les thèmes sont : l’amour (toujours), la mort (fatalement), les petits faits de la vie quotidienne, l’usure du temps, mais aussi l’infini du temps et de l’espace. Les formes aussi sont multiples : cela va du haïku au poème de cinquante vers, porté par un souffle épique ou lyrique ; tantôt petits textes rabotés, ciselés, tantôt poèmes en prose où l’auteur laisse libre cours à sa fantaisie.
En 2003 parut « La Vie, là-bas ». Ce livre trouve son point de départ dans une pénible expérience d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Dans la première partie, l’auteur raconte le séjour de Myriam à l’hôpital pendant les quatre semaines qui ont précédé sa mort, et cela de la manière la plus objective possible, ce qui fait ressortir davantage la tragique réalité. La seconde partie, intitulée Métastases, constitue un essai sur les grands thèmes de la vie, de l’amour à la mort. Enfin, pour clore ce triptyque, un ensemble de textes à caractère poétique, suggèrent le passage vers un autre monde, plus harmonieux, qui serait l’accomplissement de toutes nos ébauches terrestres.
En 2004 Jacques Goyens publia « Le partage des eaux », fiction où l’analyse du sentiment amoureux occupe une place prépondérante. Cinq héros, Danielle, Marcel, Sophie, Julien et Delphine sont livrés aux fantaisies du destin. Les relations se resserrent ou se distendent jusqu’au dénouement final, inattendu, imprévisible. Ce roman est construit selon un schéma de tragédie antique : une succession d’amours à sens unique qui ne peut trouver de solution que dans un événement tragique
En 2006, un second recueil de poèmes vit le jour : « Chants à deux voix », préfacé par Michel Ducobu. Le recueil est divisé en cinq mouvements, à la manière d’une sonate ou d’une symphonie. Les deux voix sont les deux pôles qui constituent la trame de l’être humain : l’ici et l’ailleurs, le fini et l’infini, l’innocence et l’expérience ou encore le féminin et le masculin.
En 2008 parut « Mon père, cet inconnu », récit de vie d’un père trop tôt disparu. Le texte trouve son origine dans une liasse de documents providentiellement retrouvés dans une cave : lettres manuscrites, photographies et autres documents historiques qui permirent de redonner vie à un personnage peu connu et à son époque.
En 2010 parut « L’insondable énigme », recueil de nouvelles et de portraits sur le thème de la femme, ses subtilités, ses roueries, sa générosité aussi dans sa relation de couple.
En 2010 également, Jacques Goyens collabora à un recueil collectif de nouvelles érotiques, « Fragments d’Eros », avec entre autres Yves Caldor et Jacqueline Dumas.
En 2014 l’auteur rassembla les innombrables notes rédigées au cours de trente années de voyage à travers la France. Ce fut « La France en dix leçons », fruit d’une minutieuse observation doublée de patientes recherches. Un second essai doit bientôt sortir de presse sur six « Villes-carrefours de civilisation ». L’intérêt de Jacques Goyens pour la sociologie est une autre facette de sa personnalité.

— Bibliographie
• Les enfants de Munich, roman, Lux, Avin, 1999.
• Harmoniques, poèmes, Lux, Avin, 2000.
• La vie, là-bas, essai, Editions Associatives Clapàs, Millau, 2003.
• Le partage des eaux, Editions Comédia, 2004
• Chants à deux voix, 2006
• Mon père, cet inconnu, Editions Memory Press, 2008
• Singulier pluriel, Editions Edilivre, 2011
– Collaboration régulière aux revues littéraires: Le Reflet de chez nous, Les Elytres du hanneton.
— Prix obtenus :
• Prix de La journée du livre de Sablet 2013 pour la nouvelle « L’éveil du printemps »
• Prix littéraire des Baronnies :
• 2003 pour « Le Château enchanté » (nouvelle),
• 2004 pour « Ganako-sur-Ouvèze » (nouvelle),
• 2005 pour « Le sanglier et l’abricot » (nouvelle),
• 2006 pour « La conférence des animaux »

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